Mohamed El Yacoubi

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Nom : Mohamed El YacoubiAge : 23 ans Occupation : Fondateur de Alamjadid.com Localisation : Casablanca

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La vingtaine insolente, la poignée de main conquérante et le sourire en coin, Mohamed EL Yacoubi, fondateur du réseau social AlamJadid, impressionne par son grand charisme de jeune entrepreneur.

Nous avons rencontré Mohamed dans un café casablancais, l’occasion pour nous de revenir sur l’histoire de création d’une des Start up les plus prometteuses du Maroc, voire du Monde arabe.

Alamjadid est le premier réseau social panarabe, qui a pour vocation d’offrir aux utilisateurs du monde arabe un espace qui leur est totalement dédié, et qui a pour spécificité de d’inscrire dans la tendance web du Social Discovery.

Cela fait déjà deux ans que Mohamed est rentré au Maroc pour se consacrer entièrement au développement de sa jeune Start up. Plusieurs versions se sont depuis succédées, de nombreuses levées de fonds, de nouveaux collaborateurs et des centaines de milliers d’utilisateurs.

A la question: “qu’est-ce qui t’a poussé vers l’entrepreneuriat?”, Mohamed répondrait sûrement: “beaucoup de chance!”. La chance d’avoir grandi entouré d’entrepreneurs, et d’avoir été sensibilisé à l’esprit de création anglo-saxon.

Durant notre discussion, on a parlé des différentes tendances entrepreneuriales qui l’inspiraient. Nous avons notamment échangé sur une lecture en commun, The Lean Start Up d’Eric Ries, qui fait partie des grands écrits sur les nouvelles approches de l’entrepreneuriat 2.0. Il nous a confié s’en inspirer dans la gestion de sa jeune entreprise, qui par sa forme et son objet, devait être profondément flexible et en constante évolution, pour pouvoir relever les défis quotidiens, changer de vision au besoin, et reconnaitre les opportunités quand elles se présentent.

Nous avons parlé également du climat de création au Maroc. Nous sommes d’accord sur le contexte général marocain qui n’a jamais été aussi fécond en créations d’entreprises et sommes tous deux conscients qu’une redistribution des cartes est en train de s’opérer et qu’il faut en profiter pour tenter sa chance, surtout avec internet et les opportunités qu’il présente.  Avec une bonne idée et peu de moyens de départ, on peut faire de grandes choses!

Mohamed s’emploie aussi à écarter plusieurs des freins naturels à l’entrepreneuriat au Maroc. En effet, selon lui, il faut se méfier des diagnostics radicaux et sans appel sur le management des ressources humaines au Maroc, sur les lourdeurs administratives et sur la fragilité de l’accompagnement aux entreprises. Certes ces obstacles existent, et « il faut faire avec! » dirons-nous simplement, et les considérer non plus comme des anomalies et des aberrations, mais comme de « simples » données qu’il faut prendre en considération.

S’il n’y avait qu’une chose à retenir de notre entretien avec Mohamed ce serait sans doute son attachement à prouver qu’il existe une autre voie, loin des parcours professionnels classiques auxquels nous pousse notre disposition d’esprit, celle de l’entrepreneuriat, de la création de valeur et de sens, pour faire changer les choses.